Bangui : L’insécurité empêche la reprise des activités académiques

Bangui, 16 avril 2013 (RJDH)- Les activités académiques n’ont pas repris dans la ville de Bangui ainsi qu’à l’intérieur du pays après le renversement du pouvoir par la coalition Séléka. Une rébellion  qui a d’abord occupé une partie de la Centrafrique pendant des semaines paralysant ainsi les activités scolaires.

La rentrée des classes est prévue pour le lundi 15 mars, mais d’après le constat fait ce matin par le RJDH, dans certains établissements primaires et secondaires de la capitale, les salles de classes sont vides, les bureaux administratifs sont restés fermés, les cours des écoles sont désertes.

Africain Kazangba, président de l’Association des parents d’élèves (APE) de Centrafrique,  a fait savoir que l’insécurité  orchestrée par les séléka dans le pays, ne permet pas la reprise des classes.

« Les enfants ne peuvent pas étudier dans une situation d’insécurité. Les coups de feu crépitent encore, certains parents et les enfants ont quitté leur domicile pour trouver refuge ailleurs. Donc il est impossible dans cette situation de reprendre les enseignements», a-t-il expliqué.

Il a par ailleurs ajouté que certains parents s’inquiètent de la vie de leurs filles, de peur qu’elles ne soient pas enlevées et violées, par des éléments de la Séléka. Il a également évoqué le cas des enseignants qui éprouvent en ce moment une difficulté financière. Car les salaires ne sont pas payés depuis plus d’un mois et deux semaines.

« Les enseignants depuis lors ne sont pas payés, avec quel moyen ces derniers vont reprendre leurs activités lors qu’on sait que la plupart d’entre eux ont perdu leurs biens », a déploré Africain Kazangba.

Cendra Yazé, mère de famille a de son côté dit  qu’elle ne pourrait pas accepter  de laisser ses enfants aller à l’école, parce que les éléments de la Séléka ne sont pas encore désarmés. « Lorsque ces militaires seront désarmés, mes enfants reprendront le chemin des classes, parce que les enfants ne sont pas habitués au détonation des armes. », a-t-elle dit.

Quant à Joseph Kitakossi, un conducteur, pense qu’un retour normal de la paix dans le pays  permettra aux  enfants de reprendre les cours. « Je souhaite que la paix s’installe à fin que les cours puissent reprendre, de peur que ces éléments de la Séléka incontrôlés, violent nos enfants »,  a-t-il ajouté.

Une réunion de concertation entre le bureau de l’APE et le ministre de l’Education nationale est prévu pour le mois de mai prochain afin de discuter des conditions de la reprise des cours sur toute l’étendue du territoire.

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