Bangui : La légitimité des nouvelles autorités centrafricaines et la période de transition se décident au sommet à N’Djamena

Bangui, 18 avril 2013 (RJDH)-N’Djamena, la capitale tchadienne accueille ce jeudi 18 avril, un sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), sur la crise centrafricaine. Cependant à Bangui, certaines organisations de la société civile souhaitent que le nouvel homme fort de la Centrafrique, Michel Djotodjia, soit reconnu par la communauté internationale pour que ce dernier puisse assoir son autorité en tant que chef de l’Etat.

« Notre souhait est que Michel Djotodja soit reconnu comme le nouveau président de la Centrafrique par ces homologues de la CEEAC lors de ce sommet qui se tient ce jour à N’Djamena. Cela va aussi permettre aux autres pays amis de s’impliquer dans le processus de la résolution de la crise actuelle », a souhaité Gervais Lakosso, membre de la société civile centrafricaine.

Il a également précisé qu’une fois les chefs d’Etats de la CEEAC reconnaissent la légitimité de Michel Djotodja, « certains problèmes internes comme celui du conseil nationale de transition dont  la société civile a constaté des ratés seront traités entre nous », a ajouté Gervais Lakosso.

L’objectif de ce sommet de N’Djamena est de faire le point sur la feuille de route de la transition et la situation d’insécurité qui prévaut en ce moment dans le pays. La RCA est représentée dans ce sommet par son Premier ministre Nicolas Tiangaye, en l’absence de Michel Djotodja qui n’a pas fait le déplacement. La question de la validité et de la légitimité du mandat de Michel Djotodjia va aussi être d’actualité lors de ce sommet. Le président sud-africain Jacob Zuma, qui avait envoyé ses soldats à Bangui, pour soutenir l’ancien président François Bozizé a aussi pris part à ce sommet.

Certains observateurs de la vie politique centrafricaine pensent que Michel Djotodjia est dans une mauvaise posture à l’heure actuelle. Il a malheureusement pris un mauvais départ avec cette mascarade électorale qu’il a organisée pour s’imposer et légitimer son pourvoir.

« C’est vraiment inquiétant ce qui s’est passé à l’Assemblée nationale le vendredi 12 avril. Tous les centrafricains avaient donc tous eu peur de poser leur candidature. Si on essaie d’analyser ce comportement, nous sommes vraiment en présence d’une dictature plus terrible encore que celle que nous avons connu en temps du président déchu », a déclaré un observateur de la vie politique centrafricaine qui a requis l’anonymat.

Pour lui, ce qui continue de compliquer la position de l’actuel homme fort de la République est le fait qu’il a accepté qu’il y ait qu’une seule candidature unique. Cela prouve à suffisance qu’il n’y a aucun motif d’espérer le retour de la démocratie dans le pays.

La France, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius devant l’Assemblée nationale française, a clairement fait savoir le mercredi 17, moins d’une semaine après l’élection Michel Djotodia à main levée qu’il n’est pas légitimement reconnu. La France pourrait venir en aide en Centrafrique que si et seulement si le pays met en place de nouvelles autorités reconnues par tous.

Les derniers événements survenus dans le 4ème et 7ème arrondissement de Bangui le vendredi 12, jour du sacre de Michel Djotodjia et qui ont duré jusqu’à mardi 16, montrent clairement que l’autoproclamé président n’a pas non seulement une main mise sur l’ensemble de ses troupes, mais également n’a pas une bonne maîtrise de la situation qui se prévaut à l’heure actuelle.

Publicités
Comments
One Response to “Bangui : La légitimité des nouvelles autorités centrafricaines et la période de transition se décident au sommet à N’Djamena”
  1. Liu dit :

    Djotodia dégage ! Que la Constitution et les Accords de Libreville soient restaurés. Ainsi le Président de l’Assemblée Nationale, Célestin Leroy Gaombalet va conduire la Transition jusqu’aux prochaines élections, Et qu’un nouveau Gouvernement avec un nouveau PM (de la société civile) soient installés comme au Mali, et que le Putschiste et les islamistes de Séléka soient neutralisés. C’est la seule voie apaisante à suivre, sinon la CPI devrait prendre en chasse Djotodia et ses criminels déversés sur Bangui

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

  • Entrez votre adresse email pour suivre ce blog et recevoir les notifications de nouveaux messages par email.

    Rejoignez 4 465 autres abonnés

  • RJDH – RCA

  • Avec le soutien de:

  • Internews

    Internews est une organisation internationale à but non lucratif dont la mission est de supporter les médias locaux dans le monde entier pour donner aux gens les nouvelles et les informations dont ils ont besoin, la possibilité de se connecter et les moyens de faire entendre leur voix. Internews soutient financièrement le Réseau des journalistes pour les Droits de l'homme et il n'est pas responsable des choix éditoriaux que le Réseau des journalistes pour les Droits de l'homme fait en termes de contenu.
%d blogueurs aiment cette page :