Batangafo : Un homme tué par des combattants de la Séléka, des cas de pillage ont été signalés

Batangafo, 20 avril (RJDH)-Un jeune âgé d’une trentaine a été assassiné dans la nuit du vendredi 19 au samedi 20 avril par des hommes de la coalition Séléka, au quartier Lakouanga dans la ville de Batangafo (nord). Ces hommes ont également procédé aux opérations du désarment dans certains arrondissements de cette localité. Des cas d’exaction et de pillage ont été signalés. Certaines personnes battues se trouvent actuellement à l’hôpital pour des soins.

D’après les témoignages recueillis auprès des parents de la victime, celle-ci a été accusée par un homme de la communauté musulmane, d’avoir courtisé sa petite amie.  « C’est ainsi que le musulman est allé raconter aux hommes de la Séléka que c’est à cause de mon frère que sa petite amie l’a quitté », a-t-il relaté.

« Les hommes en arme se sont présentés chez lui la nuit, ils l’ont demandé d’ouvrir la porte, puis ils l’ont tiré dessus, sans aucun motif », a ajouté la source.

Dans la même soirée les combattants de la Séléka ont procédé aux opérations de désarment dans certains quartiers de la ville de Batangafo.  Certains habitants chez qui ils ont trouvé des armes de chasse de fabrication artisanale, ont été passés à tabac. Une partie de ces victimes ont été transférées à l’hôpital pour des soins médicaux.

« Quant ils sont rentrés chez moi, ils ont trouvé mon arme de chasse, ce n’est pas une arme de guerre, cela me servait de chasser du gibier pour nourrir ma famille. Ils l’ont emporté avant de me rouer des coups », a témoigné un des victimes.

D’autres sources ont fait savoir que même les armes blanches comme la machette ont été récupérées par ces hommes. « La question du désarment n’est qu’un prétexte pour eux de s’emparer de nos biens. Car durant l’occupation de la ville une partie de la population a trouvé refuge dans la brousse avec ses biens matériels », a indiqué un habitant sous couvert de l’anonymat.

La même source poursuit en faisant savoir que les rebelles de la Séléka ont tenu une réunion le jeudi 18 avril avec la population afin de les rassurer de ne plus avoir peur. Ils ont demandé à ceux qui ont fui les lieux d’y retourne. « Mais c’est juste un prétexte. Dans la brousse, il y a des éleveurs peulhs armés qui nous pourchassent quand nous voulons retourner dans la ville les rebelles nous maltraitent », s’est elle plainte.

La ville de Batangafo est l’une des villes occupées par des hommes de la coalition Séléka, pendant le dernier assaut lancé qui, les a conduits vers la prise du pouvoir le 24 mars dernier.

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