Bangui : Les commerçants se plaignent de la baisse de clientèle

Bangui, 25 avril 2013 (RJDH) – Les activités économiques  tardent à se remettre après la prise du pouvoir par la coalition Séléka le 24 mars dernier. Le secteur du commerce connait une baisse au niveau des recettes. Les commerçants parlent d’une situation chaotique.

D’après le constat fait par le RJDH, dans certains marchés de Bangui, la situation commerciale s’est progressivement régresse. Certains  commerçants n’ont pas encore ouvert leurs commerces, par peur d’être pillés. D’autres par contre affirment que les activités tournent en ce moment au ralenti.

« Entre temps, il y avait de l’ambiance chaque jour, devant mon magasin.  Les gens viennent à n’importe qu’elle heure, faire leurs provisions. Mais depuis le putsch du 24 mars, les choses se régressent de jour en jour », a témoigné un commerçant au marché de Miskine.

La même source poursuit en disant que la  recette qu’elle faisait auparavant est de 1 000 000 FCFA. Mais maintenant, «  je ne fais que 200 à 350 000 FCFA. Ce qui ne peut même pas  me permettre de faire face à mes dépenses y compris le salaire des mes employés ».

Marguerite Yamalet, vendeur de manioc au marché combattant, dans le 8ème arrondissement de Bangui, a de son côté souligné que  « les clients se font rares, depuis que cette crise a surgie dans le pays. Les gens ne viennent plus  au marché comme avant, parce que les salaires ne sont pas payés. Je reçois au maximum dix clients par jour,  au lieu de  vingt à 30 par jour avant la crise ».

Par ailleurs, elle mentionne qu’il est difficile en ce moment de se  rendre à l’intérieur du pays,  afin d’acheter  les marchandises. « Pour aller à Mbaïki, par exemple, il faut traverser au moins dix barrières. Et chaque à barrière, nous devons payer 1000 FCFA, aux éléments de la Séléka. Le prix du transport également a  augmenté », a ajouté Marguerite Yamalet.

Cette situation a poussé la plupart des commerçants à cesser leurs activités. Yves Bataka, boucher au marché de Miskine, témoigne que les activités commerciales connaissent une crise actuellement à cause de l’insécurité qui domine encore le pays. « Beaucoup de commerçants  ont cessé leurs activités. Par ce que les clients ne se manifestent  pas comme d’habitude au marché. Ce qui décourage les vendeurs. Et  certains éléments de la Séléka viennent prendre parfois nos marchandises par la force, sans verser de l’argent », a-t-il déploré.

Dans la crise qu’a traversée la Centrafrique avec le renversement du pouvoir de François Bozizé par la coalition Séléka le 24 mars, plusieurs secteurs socio-économiques ont été affectés et tardent à reprendre à cause de l’insécurité qui perdure sur l’ensemble du territoire.

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