Bangui : Un calme cadencé d’exactions isolées

Bangui, 30 avr. 13 (RJDH) – La ville de Bangui semble être calme après le coup d’Etat de la coalition Séléka. Toute fois  certains éléments dits « incontrôlés »  de cette rébellion poursuivent  encore des exactions dans la ville. Les tirs de sommation se font rares, mais les scènes de pillages continuent dans les lieux isolés de la capitale. Une situation qui compromet encore le retour à la normale dans le pays.

La sécurité est loin d’être rétablie dans la ville pour beaucoup de centrafricains. Le casernement et le désarment des éléments de la coalition Séléka qui tardent à venir, font instaurer le doute d’un retour à la normalisation des activités dans le pays.

Les éléments de la Séléka qui détiennent encore les armes sont rendus responsables de plusieurs actes d’exactions dans la ville. Ce mardi, plusieurs éléments de la Séléka se sont rendus dans la commune  de Bimbo au sud de Bangui et se sont livrés au pillage. Une situation qui a fait paniquer la population qui a déjà subi ce genre d’exaction.

Dans le 7e arrondissement de Bangui au quartier Ouango, des témoins affirment que les éléments de la Séléka ont érigé des barrières et  font arrêter des voitures pour vider les réservoirs afin de s’approvisionner en carburant. Un fait qui avait perturbé momentanément la circulation dans cette localité, coincée derrière la colline de Bas-Oubangui.

Lundi 29 avril au centre-ville, une commerçante s’est retrouvée avec une main fracturée, après qu’un élément de la Séléka ait tiré sur elle, suite à une fausse manipulation avec une mitraillette de 14,7 millimètres, posée  sur un véhicule.

Cette situation a fait que les fonctionnaires et agents de l’Etat craignent pour leur sécurité, hésitent encore de reprendre le travail. En outres, certains évoquent le fait que depuis deux mois, ils n’ont pas perçu leurs salaires.

Les activités tournent au ralenti dans le secteur socioéconomique. Les banques et autres sociétés proposent toujours des services minimums. Les raisons évoquées restent toujours les mêmes : l’insécurité grandissante dans le pays.

Les établissements scolaires sont restés fermés. Chose qui commence déjà à redouter chez certains, le risque d’une année blanches dans le pays.

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