Bangui : Une nonchalante reprise des activités scolaires

Bangui, 6 mai 2013 (RJDH) – Six semaines après la prise de pouvoir par la coalition Séléka, les activités académiques tentent de reprendre ce lundi 6 mai 2013. Certains établissements scolaires ont ouvert leur porte, cependant d’autres hésitent encore à reprendre les activités à cause de l’insécurité qui perdure. L’appel à la reprise a été  lancé par le ministre délégué à l’enseignement fondamental Claude Lénga. 

D’après le constat fait par le RJDH ce matin du lycée Miskine en  passant par le lycée Barthélemy Bonganda, au lycée  Marie Jeanne Caron  pour en arriver au lycée des Martyrs, le personnel administratif et quelques enseignants sont présents. Dans la cours on note la présence de  quelques élèves. Ce constat est identique dans certains établissements primaires.

Au lycée de Miskine, le personnel enseignant a tenu une réunion ce matin pour définir les modalités de la reprise des enseignements. « Nous nous sommes réunis pour voir comment reprendre les activités. Un programme sera établi pour les classes d’examen  », a mentionné Bernard Mbéguida, proviseur du lycée de Miskine dans le 5e arrondissement.

Il poursuit en disant que si les cours n’ont pas démarré ce jour, « c’est parce que le les élèves ne sont pas nombreux. Tous les enseignants étaient présents, mais c’est le mardi 7 mai que tout entrera dans l’ordre ».

Le proviseur du lycée Marie-Jeanne Caron Anne Yindoua, a quant à elle souligné que les élèves sont venues nettoyer les salles de classe, arranger les table-bancs pour la reprise du 7 mai. « Les herbes ont envahi l’espace vert dudit établissement, il faut de la propreté pour la sécurité des enfants », a-t-elle expliqué.

Dans certaines écoles primaires de la place la cours est déserte, les mats du drapeau ont été emportés par les pillards et quelques bureaux ont fait l’objet de pillage. L’école primaire de Notre Dame d’Afrique dans le 4ème arrondissement, est l’une des victimes.

Dans cet établissement, quelques enseignants sont présents mais il n’y pas d’élèves. « Les élèves ont expliqué qu’ils ont peur. Ils craignent d’être agressés par les éléments de la Séléka qui détiennent encore les armes et sont présents dans les rues », a témoigné un instituteur présent dans la cours.

La question de sécurité des élèves et des enseignants a été posée par le ministre qui a sillonné ce matin les établissements scolaires, a relevé le proviseur du lycée Miskine.

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