Bangui : Difficile reprise des activités académiques à l’intérieur du pays

Bangui, 07 mai 2013 (RJDH) – Les activités académiques n’ont pas repris à l’intérieur du pays, comme dans la capitale Bangui, malgré l’appel lancé la semaine dernière par le ministre délégué à l’enseignement fondamental, Claude Lénga. Cette situation est liée à l’insécurité qui perdure encore dans le pays.

Dans les villes de Kaga-Bandoro (centre-nord), de Ndélé, de Bozoum et de Bossangoa, en passant par la ville de Batangafo (nord), les bureaux administratifs et les salles de classe sont restés fermer. Aucune présence des élèves et des enseignants n’est constatée.

A Mbaïki (sud), les parents ont décidé de ne pas laissé leurs enfants reprendre le chemin de classes, à cause de l’insécurité qui persiste encore dans cette localité.

« Nous ne pouvons pas laisser nos enfants reprendre les cours, parce que les éléments de la Séléka continuent de faire des exactions sur la population et des tirs sporadiques se font entendre au quotidien », a déclaré un parent d’élève qui a requis l’anonymat, dans la ville de Mbaïki.

Même situation à Bossangoa et à Batangafo, où l’on signale que plusieurs enfants et leurs parents sont encore dans leurs cachettes fuyant les exactions des Séléka et des éleveurs peulhs appelés localement ‘’Mbarara’’, d’autres ont traversé la frontière.

A Berberati, dans l’ouest du pays, deux établissements privés ont ouvert leurs portes dans la journée du lundi. Mais les élèves étaient dispersés, à cause des tirs de sommation des éléments de la Séléka.

« Hier dans la matinée, le personnel administratifs et les élèves ont repris normalement les activités. Mais aux environs de 9 heures, les éléments de la Séléka ont fait des tirs à l’arme légère et tous les élèves étaient paniqués. Nous étions obligés de libérer les enfants. Nous craignons que les parents refusent de laisser leurs enfants venir à l’école », a expliqué un instituteur, de cette localité.

Dans la ville de Bambari (centre), un habitant de cette localité a fait savoir que, les bureaux administratifs ont été pillés et des documents ont été également brûlés, lors de la prise de la ville, par des éléments de la Séléka. Selon la même source, certains bâtiments scolaires sont encore occupés par des éléments de la Séléka.

Les nouvelles autorités du pays avaient lancé un appel la semaine dernière, pour la reprise des activités académiques le lundi 6 Mai, sur toute l’étendue du territoire. Mais cet appel est loin d’être perçu par des parents qui craignent l’insécurité encore présente dans le pays.

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