Bangui : La Commission Episcopale Justice et Paix s’étonne de poursuite des actes de violence sur la population

Bangui, 8 mai 2013 (RJDH) – La commission épiscopale justice et paix s’inquiète du climat d’insécurité qui s’est généralisé dans le pays, dans une déclaration rendue publique ce mercredi  8 mai à Bangui.  « Les éléments de la Séléka continuent de tuer chaque jour », affirme une déclaration de la commission épiscopale justice et paix rendue publique le mercredi.

« C’est un véritable déluge de feu qui s’abat sur nous » s’est exclamé, la commission. Pour illustrer ce ‘’déluge’’, la déclaration fait état de violation des droits de l’homme qui s’observe au quotidien à travers le pays et occasionnant des pertes en vies humaines, des avortements, des traumatismes psychologiques, des crises cardiaques et des troubles mentaux.

D’après les membres de la commission, tout porte à croire que les nouvelles autorités n’ont pas la maîtrise de leurs troupes sur le terrain. En voyant les actes, ils ont traité « abominables » et des traitements humiliants, dégradants et inhumains qu’ils commettent sans être inquiété, ni interpellé par leurs autorités hiérarchiques.

Ils ont fait remarquer que la population vit dans une angoisse permanente, « la crainte du  pillage, du viol, ainsi que  l’injustice, la violence, les enlèvements et les règlements de compte sont devenus le pain quotidien du peuple ».

Le fait que les éléments de la Séléka profanent et détruisent d’une manière programmé et planifié des édifices religieux, notamment des chrétiens et, en particulier les églises catholiques et protestantes, semble démontré que la coalition Séléka n’est qu’une « rébellion d’extrémisme religieux ».

L’exemple de certains religieux qui ont été agressé physiquement notamment l’enlèvement de l’Abbé Francis Saint Clair SIKI, Curé de la Cathédrale Notre Dame de l’Immaculée Conception et du Chancelier de l’Archidiocèse de Bangui, l’Abbé Dieu-Béni BANGA, le samedi 27 Avril 2013.

La commission a cité le cas des personnes poursuivies et recherchées comme Sœur Lucie MBOMBY, supérieure  de la Communauté des Filles de Marie Missionnaire à Bangui, Elisabeth Blanche OLOFIO, journaliste à la radio BE-OKO de Bambari.

Il y a aussi le cas des assassinats qui ont retenu l’attention des membres de la commission notamment de Simon ASSANA, le 14 Avril 2013 tentant de sauver la vie aux cinq femmes avec leurs bébés abandonnés à leur triste sort face à l’agressivité des éléments de la Séléka, Nicaise DAMEKO, chauffeur et mécanicien, tué le 22 Avril 2013 à Vara (Miskine), Jacqueline MANDATI enceinte abattue le mercredi 27 Avril 2013 au quartier Vara

Tant de questions ont été posées par la commission : Est-il normal que plus d’un mois après la prise de Bangui, l’élection du président de la transition, le pillage, les braquages continuent ? Pourquoi faire tant de mal à la population ? Quelle en est l’intention cachée ? A quand l’arrêt des hostilités ? Finalement, que veulent les éléments de la Séléka ?

La commission voit dans ces actes le risque du déclenchement des conflits interconfessionnels avec un esprit de vengeance qui peut à la longue, provoquer un déchirement sans merci du peuple centrafricain.

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