Bangui : L’actualité de la semaine toujours dominée par des faits liés à l’insécurité

Bangui, 11 mai 213 (RJDH)-L’actualité de la semaine qui s’achève est remplie des faits liés à l’insécurité tant à Bangui, capitale,  que dans les autres villes  de la Centrafrique. Plusieurs cas de pillages, d’exactions et des tueries ont été enregistrés. La situation sanitaire est aussi préoccupante dans certaines régions du pays.

Sur le plan sécuritaire, le jeudi 9 mai, trois personnes dont une femme ont été tuées, par des hommes de la Séléka, au quartier Gobongo dans le 4ème arrondissement de la ville de Bangui. Entre temps le mercredi, les ex-rebelles qui ont pris le pouvoir le 24 mars, ont  assassiné un conducteur de taxi, au quartier 36 villas.

S’agissant de l’incident survenu à  Gobongo, des témoins relatent  qu’il s’agit d’un véhicule des éléments de la Séléka qui avait heurté mortellement une femme. Face à cette situation, les jeunes du quartier ont manifesté leur mécontentement. Dans la nuit du même jour, la population de certains arrondissements de Bangui et ses environs était paniquée, à cause des tirs à l’arme lourde et à l’arme légère.

A Kabo (nord), une paysanne a été tuée le mardi 7 mai, par des éleveurs peulhs armés. La victime était avec ses deux fils en train de cultiver. La population se plaint des exactions commises par ces éleveurs appuyés par des éléments de la Séléka.

Par ailleurs, dans la ville de Kaga-Bandoro (centre-nord), trois personnes dont une femme âgée d’une soixantaine ont été tuées, le lundi 6 mai, au village de Gazakara, situé à 18 kilomètres de la ville, par des éleveurs peulhs ‘’Mbarara ‘’. Des champs ont été également dévastés par les bœufs appartenant aux assaillants.

Autre fait à Bambari (centre), un jeune homme a été poignardé, le lundi 6 mai, par un élément de la Séléka. Celui-ci assistait à une menace de mort que l’homme en arme profère contre un infirmier au service de la maternité de l’hôpital Universitaire de cette localité.

Dans l’ouest du pays plus précisément à Berberati, un jeune homme soupçonné de braquage a été tué par des hommes de la coalition Séléka, le dimanche 5 mai. Une femme âgée d’une cinquantaine d’années a été également blessée par une balle perdue. Plusieurs cas de vol à main armée, de pillages, meurtres et enlèvements continuent d’être signalés dans cette ville.

Ce pendant, un conducteur camerounais a été tué le vendredi 3mai, au PK 12, sortie nord de Bangui, par des éléments de la Séléka. Les présumés auteurs  ont été appréhendés, par la police centrafricaine. L’annonce de leur arrestation a été faite par Henri Wanzet Linguissara, le directeur général de la police.

Dans la ville de Ndélé (nord-est), cinq personnes ont été prises en otage, le Vendredi 3 mai, au village de Ngolongoto, situé à 57 kilomètres de la ville, par des éleveurs armés venus du Tchad. Ces derniers réclament une somme de 20 million FCFA et 50 bœufs en dommage suite à la mort des deux éleveurs tués par des éléments de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP).

Une situation sanitaire préoccupante

Sur le plan sanitaire, six cas de rougeole ont été enregistrés au village de Bokagnan à 45 kilomètres de la ville de Bouar sur l’axe Bozoum. Le chef de centre de santé de cette localité, Abel Jonas Zodom, craint la propagation de cette maladie contagieuse, car sa structure sanitaire est dépourvue de médicaments pour faire face à cette maladie.

A Bria (centre), l’hôpital régional et universitaire est dépourvu du personnel soignant qualifié, depuis plus de cinq mois. Une situation liée à la crise enclenchée par la coalition Séléka.

L’actualité sociopolitique est marquée par une nonchalance reprise des activités scolaires. En effet, plus de six semaines après la prise de pouvoir par la coalition Séléka, les activités académiques tentent de reprendre ce lundi 6 mai. Certains établissements scolaires ont ouvert leur porte, cependant d’autres hésitent encore à reprendre les activités à cause de l’insécurité qui perdure. L’appel à la reprise a été lancé par le ministre délégué à l’enseignement fondamental Claude Lénga. Cette même situation se retrouve à l’intérieur de pays.

Le lundi 6 mai, le Conseil national de transition (CNT) a ouvert sa première session extraordinaire. Celle-ci a été convoquée par le président de transition, Michel Djotodjia. Les activités vont se dérouler du 6 au 21 mai 2013. Cependant, les personnalités de la société civile désignées pour siéger au CNT et dont les noms ont ‘’miraculeusement’’ été disparus de la liste définitive, n’entendaient pas rester en victimes résignées. 

Pour clôturer les informations qui ont marquées l’actualité en Centrafrique est  la publication du rapport ce vendredi 10 mai, par Human Rights Watch sur la situation en RCA. Selon cette structure internationale de la défense des droits l’homme, de graves violations des droits de l’homme ont été commises par des éléments de la coalition Séléka sur la population civile en Centrafrique, lors de la prise de pouvoir par cette rébellion le 24 mars.

Le document a cité entre autres des cas de pillages, des exécutions sommaires, des viols et des actes de torture dont la population a été victime. « Quand la Séléka s’est emparée de Bangui, la capitale, les rebelles se sont livrés à une frénésie de pillages, assassinant des civils, violant des femmes et procédant à des règlements de compte avec les éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) », a rapporté le document.

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