Mobaye: Une habitante relate la prise de la ville par la coalition Séléka

Mobaye, le 20 mai, 2013, (RJDH)-Les activités semblent reprendre dans la ville de Mobaye, après la prise de cette ville par la coalition Séléka le 7 février dernier. Lors de l’occupation de cette ville, plusieurs personnes avaient trouvé refuge dans la brousse et en République démocratique du Congo (RDC). Une habitante de cette localité qui a réussi  à atteindre la ville de Bangui relate au RJDH, les faits vécus.

« C’était le 7 février que les éléments de la Séléka ont pris le contrôle de la ville de Mobaye. Mais quelques temps après, ils ont commencé à faire des exactions sur la population. Les locaux de la  gendarmerie, de la mairie, les écoles et les maisons des particuliers surtout, celles des agents de l’Etat ont été systématiquement pillés. Face à cette situation, beaucoup de personnes commençaient à fuir vers la RDC », a relaté Marie-Gisèle Wangbaké, mère de quatre enfants.

Elle a fait savoir que  pendant la fuite, plusieurs personnes en particulier des enfants de moins de cinq ans ont été victimes du paludisme. « J’ai vu deux enfants atteints du paludisme ont trouvé la mort  entre les mains de leurs mamans », a-t-elle témoigné.

Marie-Gisèle Wangbaké  poursuit en disant que durant une semaine de cachette, ils ne vivaient que des ignames sauvages et des plantes. « Dans la brousse, il nous manquait de la nourriture, nous consommons de l’eau souillée. Il arrive de fois où nous mangeons des ignames sauvages et des plantes. C’est ce qui est à l’origine de plusieurs cas de maladies, cutanées et parasitaires », a-t-elle ajouté.

La même source explique également les raisons qui l’ont poussé à regagner la ville de Bangui. « Ce qui est à l’origine de ma descente sur Bangui. Vue ma condition sanitaire, je ne pouvais pas rester dans la brousse. J’avais des maux de ventre aigues qui persistent. J’étais obligée de quitter les lieux pour me retrouver dans un village, à 10 kilomètres de la ville de Mobaye. Mon état de santé se dégradait progressivement, c’est ainsi que le chef de cette localité à payer une pirogue qui m’a permis d’atteindre Bangui »,  expliqué Marie-Gisèle Wangbaké.

Pour elle, si les autorités du pays ne réagissent pas vite par rapport à la situation de la population de Mobaye, cette ville se confronterait à des difficultés de tout genre.

La ville de Mobaye est l’une des villes de la République centrafricaine qui avait été occupée  par  la coalition Séléka le 7 février dernier. Durant la prise de cette localité, plusieurs cas de pillage et d’exaction ont été signalés. De nombreuses personnes qui ont pris fuite, se trouvent encore dans la brousse et vers la RDC.

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