Centrafrique : Plus de 1500 personnes interpellées, la Minusca dit veiller sur leurs conditions de détention

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Bangui, 19 mars 2015 (RJDH)—Plus de 1500 personnes ont été interpellées parmi lesquelles 283 arrêtées par la Minusca, selon le Commissaire de la Police de la Minusca, Luis Carrilho. Cette structure onusienne multiplie des rencontres pour veiller sur leurs conditions de détention. Ces données ont été rendues publiques mercredi 18 mars lors de la conférence de presse qui a permis à Luis Carrilho de faire le bilan de 6 mois d’opération de la police de la Minusca.

Luis Carrilho a aussi indiqué que plusieurs armes, munitions, grenades et stupéfiants ont été saisi dans le cadre des opérations de lutte contre la criminalité. « Des armes blanches ont été récupérées ainsi que des véhicules volés », a-t-il ajouté.

« Nous avons obtenu avec le soutien du PNUD un montant qui s’élève à 1.5 million de dollar pour la réhabilitation des commissariats et des brigades ici à Bangui. Et dans le mois de mai à Bouar pour récupérer tous les commissariats », a-t-il spécifié, afin de permettre la reprise effective de l’autorité de l’Etat et des activités de la police et de la gendarmerie nationales.

Dans le but de veiller sur les conditions des détenus, plusieurs visites des Officiers des Droits de l’Homme ont été organisées. « Il s’agit particulièrement des visites des cachots, des rencontres de suivi  avec les commandants de brigades et commissaires de polices, le procureur, aussi bien à Bangui qu’en province pour vérifier les conditions de détention afin de voir si elles sont conformes aux lois du pays et aux standards internationaux en matière des droits de la personne », a dit Myriam Dessables, chef de Division Communication publique de la Minusca.

« La Minusca a tenu une réunion avec le vice-président de la Commission Loi et Affaires Administratifs du CNT. Les discussions ont porté essentiellement sur l’examen de l’avant projet de la Cour Pénale Spéciale. Il a été mentionné que l’examen de cet avant projet serait fixé du  16 au 20 mars 2015 », a ajouté Myriam Dessables sur les affaires judiciaires que soutiennent la Minusca.

Selon le chef de Division Communication publique de la Minusca, son institution a entamé une série de formation sur le respect des droits des détenus et la prévention des incidents dans la prison à l’intention des éléments du Bataillon d’Infanterie du Territoire (BIT).

« Depuis le 7 mars, le BIT est celui qui assure la sécurité de la Maison Centrale de Ngaragba en remplacement de la garde républicaine. Ces formations visent à renforcer leurs capacités dans la prise en charge efficace  de leur responsabilité dans la prison. Dans la semaine,  30 agents du BIT ont bénéficié de cette formation », a indiqué  Myriam Dessables.

Le Minusca continue d’enregistrer les cas de violation des droits humains. Selon Myriam Dessables, trois incidents d’atteinte aux droits de la vie ayant entraînés la mort de trois personnes à Bangui ont été enregistrés./RJDH/Fridolin Ngoulou

 

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